Tchernobyl – Pripyat

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urbexsession
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Message non lu 06 oct. 2017, 13:33

Exploration de Février 2017

Pour accéder à la ville de Pripyat, il faut passer deux checkpoints, l’un à 30 kilomètres et l’autre à 10 kilomètres. Passeport obligatoire et vérification des identités systématiquement. Arrivé à ce premier barrage, le check-point de Dytyatky, je descends du bus, accueilli par un chien trop mignon, allez je le caresse. Voilà, j’aurai tenu 3 secondes en respectant la règle de ne pas toucher les animaux errants. Me voilà peut être contaminé, destiné à errer éternellement dans la zone condamnée avec mon nouvel ami à quatre pattes à la recherche de nourriture radioactive. A y réfléchir, j’aurai certainement une vie plus apaisante à rester vivre là-bas. Dans le doute, la guide passe le compteur Geiger sur mes mains, rien à signaler, faut pas être hypocondriaque.

Nous traversons ensuite le village de Zalissya qui a été évacué également, on a tendance à l’oublier mais la catastrophe de Tchernobyl c’est l’évacuation de la ville de Pripyat et de plusieurs villages également. Dans le bus, on voit des maisons abandonnées à perte de vue englouties sous la neige pour l’occasion. Mais c’est aussi ici que des gens sont revenus habiter, en effet, il s’y passe un phénomène où de vieilles personnes, toutes âgées de plus de 70 ans, retrouvent leur ancienne maison pour y finir leurs jours. Sans se soucier des risques, ils n’ont aucune peur de la radioactivité, à cet âge, ce n’est plus un paramètre à prendre en compte. On remarquera effectivement des petites maisons relativement en bon état, le décalage est énorme.

Cette traversée en bus est incroyable, c’est un décor de film, nous sommes à Silent Hill. A un moment, nous apercevons même un cimetière de bateaux, au loin, cet ancien chantier naval figé dans ce lac glacé, c’est vraiment magnifique. Malheureusement nous sommes trop loin et je n’ai pu qu’immortaliser le port de Tchernobyl à une longue distance.

Nous nous arrêtons quelques minutes plus tard dans une ancienne école dortoir dans laquelle nous pouvons entrer. C’est à partir de ce moment là que je dois déjà faire preuve de patience et de rapidité pour prendre mes photos. En effet, lors de ma venue il y avait 12 bus dans la zone d’exclusion, c’est énorme. Il faut réussir à immortaliser les lieux en évitant de prendre des personnes en photo si je veux éviter de passer mes nuits sur Photoshop. C’est là que je me suis rendu compte que la zone était devenue une vraie zone touristique.

Nous voilà arrivés à Pripyat, enneigée pour l’occasion, ce qui rajoute une atmosphère poétique au lieu. La visite doit se faire au pas de course, dans moins d’une heure, nous devons déjà regagner le premier checkpoint avant sa fermeture, la guide est pressante.

Je ne vais pas vous mentir, cette escapade radioactive m’a apporté une bonne dose de frustration. L’essence même d’un explorateur est de se faufiler partout, satisfaire sa curiosité et franchir l’interdit. Dans le cadre de cette visite, même si je m’en doutais avant, je n’ai pas pu faire grand chose, en quelques heures, il est impossible de survoler la zone dans son entièreté, un bon mois suffirait à peine alors imaginez ce que j’ai pu faire avec mon temps imparti. Le gros avantage d’avoir exploré Pripyat en hiver est d’avoir pu photographier les extérieurs sans problème car sinon la ville est tellement boisée qu’on ne voit même plus la plupart des bâtiments, c’est un paramètre à prendre en compte si vous avez l’intention d’allez là-bas.

Il est clair que je n’ai même pas exploré 1% de la zone étant donné que je n’ai même pas pu pénétrer à l’intérieur des bâtiments, la guide du jour était rigide et intransigeante, je n’ai même pas eu la volonté d’interpréter un sketch des Chevallier et Laspalès pour la soudoyer. Surtout que cette mesure d’interdiction de pénétrer à l’intérieur des bâtiments date d’Octobre 2016, les célèbres points de visite comme la piscine sont désormais prohibés. D’ailleurs au premier check-point, on signe une feuille pour accepter le règlement, les guides par peur d’être licenciés respectent ces mesures de prévention. Il était évident que, pour notre voyage de presse, la guide n’allait pas faire preuve de souplesse. Visiter la zone de Tchernobyl dans ces conditions, ce n’est clairement pas de l’Urbex, pour les courageux, il reste l’option de suivre ce qu’on appelle un stalker pour traverser pendant des heures la forêt et les animaux sauvages, l’adrénaline authentique. Cela demande une organisation rigoureuse car on ne peut pas partir dans ces conditions sans préparation, ce n’est pas sans risque. Cette rapide immersion m’a donné envie de revenir sur la zone pour découvrir plus de choses et dans une configuration où je ne serai pas en groupe.

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Reportage complet : https://urbexsession.com/tchernobyl-pripyat/
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Message non lu 15 juil. 2019, 09:49

La zone est tellement vaste que l'urbex n'est pas prêt d'être mort la bas, ils vont juste crée un parcours sur quelques lieux phares surement comme le parc d'attraction et la grande place de Prypiat, ils officiaient une chose qui est déjà courante en faite.
liv'
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Message non lu 15 juil. 2019, 21:14

Je vais peut être dire un gros mot, mais mamytwink a du débourser grave alors pour pouvoir faire une visite des lieux telle que son reportage le montre...

J'imagine ta frustration urbexsession...
'Liv
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Message non lu 15 juil. 2019, 21:16

J'ai pas vu son docu mais il suffit de te prendre un guide illégal pour se rendre sur la zone sans restriction et ça ne reviens pas si cher. Frustré oui, je n'ai eu qu'un infime aperçu, j'y retournerai ;)
liv'
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Message non lu 15 juil. 2019, 21:59

Ça vaut le coup d'œil même si je trouve qu'ils en font un peu trop...

J'irai bien y faire un tour mais comme tu le dis avec un guide non officiel histoire d'être "libre" et pas en mode tour operator à la Thaïlandaise...
'Liv
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Kurtspirit
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Message non lu 17 juil. 2019, 20:51

J'ai prévu une explo là-bas fin d'année mais la nouvelle de la transformation en truc touristique me refroidit carrément :( Je suis hyper hésitant du coup, j'en ai parlé à un pote qui était chaud et idem, il ne veut même plus y aller c'est bien dommage. Ceci-dit si certains sont chauds, on peut s'organiser un trip, à plusieurs le guide sera moins cher du coup :)
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Message non lu 17 juil. 2019, 23:23

Comme j'ai dit ça fait des années que Tchernobyl c'est hyper touristique, a Kiev il y a des agences de voyages pour s'y rendre et moi sur place j'ai vu des bus défiler. La pour rendre la chose plus touristique ils vont juste foutre une friterie et des machines à médailles pour repartir avec un souvenir.
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Message non lu 18 juil. 2019, 23:33

J aime bcp ce petit reportage.
Question bete mais pourquoi ne pas aller a Fukushima si tu veux plus d'urbex ?
J'y suis aller ya 2 ans je pouvais me ballader comme je voulais en zone orange la journee (a l epoque je connaissait meme pas l'urbex)

A voir si maintenant c est encore intéressant mais deja ce qui est bien au Japon c est que le vol n existe pas et les degradations ultra limitées.
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